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TRAVAILLEURS DES USINES ET DU BÂTIMENT, MÊME COMBAT !

80 ouvriers de Dékel Oil d’Ayénouan ont été mis à la porte pour avoir revendiqué un contrat de travail en règle et une déclaration à la Cnps.

Dékel Oil est une entreprise d’extraction d’huile de palme, installée dans la région d’Aboisso. C’est une filiale du groupe israélien Rina Group.

Face aux revendications des travailleurs, cette entreprise n’a trouvé autre chose à faire qu’à jeter tout le monde à la porte et à sous-traiter avec des tâcherons sa main-d’œuvre, comme cela est couramment pratiqué dans le secteur du bâtiment. Évidemment, les 80 ouvriers dont la tête ne plaisait pas à la direction ont été recalés par la nouvelle structure d’embauche.

Dans le bâtiment, il en va exactement de même. Le groupe tunisien Soroubat, qui est aussi dans les bonnes grâces des autorités publiques, se comporte de la même façon avec les travailleurs qu’il considère comme ses esclaves.

Pour lui, un ouvrier ça travaille et ça ferme sa gueule ! A la moindre revendication, c’est la porte ou la prison !

A écouter les autorités, ce capitaliste israélien de Rina Group serait là pour aider la Côte d’Ivoire à augmenter ses capacités de production d’huile de palme pour la hisser dans les premiers rangs mondiaux dans ce domaine. Cela ferait partie du plan Ouattara pour « émergence 2020 ». Ce qui veut dire que cet exploiteur bénéficie d’un soutien très haut placé.

Le Directeur Général du travail du Sud-Comoé a refusé de donner son avis à la presse, concernant la revendication des travailleurs de Dékel Oil. Il a prétexté que ce « dossier est trop technique » et qu’il n’aurait pas eu l’autorisation de sa hiérarchie pour en dire plus. Chacun sait que cette hiérarchie, plus elle est en haut, plus elle est proche des intérêts capitalistes, pour ne pas dire que tout est souvent mélangé à ce niveau !

Pour se défendre, les travailleurs ne peuvent compter ni sur l’inspection du travail, ni sur les directions syndicales dont la majorité est littéralement vendue au patronat, et encore moins sur les autorités qui sont clairement dans le camp des exploiteurs. Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes, sur leur capacité collective à s’opposer par la grève à l’exploitation qu’ils subissent.


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