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ÉLECTION AU LIBERIA : RIEN NE CHANGERA POUR LES PAUVRES

INTERNATIONAL

Le Liberia, pays frontalier de la Côte d’Ivoire, vient de boucler ses élections présidentielles avec la victoire de George Weah, une ancienne gloire du football.

Il est fait un large écho à cette victoire dans la presse. Elle est présentée comme une nouvelle chance pour le Liberia.

Le Liberia, déjà parmi les pays les plus pauvres du continent africain, a été dans un état permanent de guerre civile de 1989 jusqu’en 2003. Cela a aggravé la paupérisation de la population.

En 2005, quand Ellen Sirleaf avait battu Charles Taylor, protagoniste de la guerre civile, les chantres de la « démocratie » de tous bords s’étaient mis à proclamer des lendemains qui chantent pour les libériens. Mais après dix ans de Sirleaf, les quartiers pauvres de Monrovia et les campagnes libériennes n’ont pas cessé de s’enfoncer dans la misère.

Gorges Weah, le nouveau président du Liberia, est lui-même né dans l’un des bidonvilles de la capitale et y a grandi. C’est d’ailleurs en s’appuyant sur les masses défavorisées du pays, qui voient en lui l’un des leurs, qu’il a gagné ces élections. Cela explique aussi l’effervescence que cette élection crée au sein des masses pauvres de Monrovia.

C’est aussi ça le but des élections, susciter de faux espoirs dans les masses en leur donnant l’illusion de choisir ou de changer leurs élus à chaque élection. L’enthousiasme tombe toujours très vite, parce que les nouveaux élus sont toujours les continuateurs des anciens. Weah, malgré ses beaux discours et ses origines modestes, ne fera pas mieux que celle qui l’a précédée. Ils sont tous les deux au service de la grande bourgeoisie mondiale qui ne se préoccupe d


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