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POURQUOI LES MARCHÉS BRÛLENT-ILS ?

LEUR SOCIÉTÉ

Périodiquement on apprend que quelque part dans une ville africaine un marché a brûlé ; tantôt c’est à Bamako, tantôt à Ouagadougou, à Conakry, etc. La Côte d’Ivoire n’est pas en reste avec sa longue liste, à commencer par les marchés les plus grands et les plus populaires, comme ceux de Treicheville ou d’Abobo.

Le dernier en date, c’est le marché d’Agboville. Il vient de brûler pour la 5ème fois depuis l’année 2000 ! Est-ce un hasard si le feu a pris durant la nuit du dimanche ?

Partout, c’est la même histoire qui se répète : il n’y a aucune bouche d’incendie en état de fonction ou accessible ; et quand elles existent, il n’y a tout simplement pas d’eau. C’est ainsi qu’à la fin, il n’y a plus que de la cendre qui reste du marché.

Pour tenter de se désengager de leurs responsabilités, les autorités publiques cherchent des boucs émissaires en montrant du doigt les marchands qui seraient indisciplinés et irresponsables. Mais à quoi servent ces autorités qui font payer des taxes aux petits commerçants soi-disant pour l’entretien et la sécurité du marché ? C’est avant l’incendie qu’il faut agir pour éviter le pire.

En tout cas, si ces incendies font le malheur des petits marchands, ça fait aussi le bonheur de ceux qui reconstruisent ces marchés et de tous ceux qui tournent autour. Ce qui veut-dire que si hasard il y a, il semble favoriser certains au détriment d’autres ; ce ne serait alors plus un hasard !

Est-ce aussi un hasard si jusqu’ici aucune enquête n’est parvenue à éclaircir ces affaires fumeuses ?


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