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UNE MARCHE DE L’OPPOSITION VIOLEMMENT RÉPRIMÉE

MALI

Le 2 juin, à Bamako, une manifestation de rue organisée par un regroupement de partis politiques de l’opposition a été violemment réprimée par les forces de l’ordre. Il y a eu de nombreux blessés. Certains manifestants ont été poursuis et tabassés jusqu’à l’intérieur des locaux de leur parti.

Organisés au sein d’une « Coalition pour l’Alternance et le Changement », ces partis politiques réclament « des élections transparentes et un égal accès à l’ORTM » c’est-à-dire à la radio et télévision d’État.

Rappelons que le premier tour de l’élection présidentielle dans ce pays est prévu pour le 29 juillet prochain et que l’actuel président Ibrahim Boubacar Keita va se présenter à sa propre succession. Bâillonner l’opposition et ne lui donner que le strict minimum de temps d’antenne dans les médias d’État font partie de sa stratégie pour conserver le pouvoir. Taper sur elle lorsqu’elle s’exprime dans la rue fait aussi partie de cette même stratégie.

L’opposition appelle unanimement à la démission du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, histoire de montrer qu’elle existe. Mais quelle politique défendra-t-elle si malgré tout elle arrive au pouvoir ? Sur ce point, à part quelques phrases creuses du genre « bonne gouvernance » ou « défense de l’intérêt supérieur de la Nation », elle n’a rien à proposer à la majorité de la population qui souffre des bas salaires, de la vie chère, du manque d’infrastructures scolaires et sanitaires entre autres, si ce n’est la même politique qu’IBK.


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