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KOUMASSI GRAND CARREFOUR, UNE AFFAIRE DE GROS SOUS !

LEUR SOCIÉTÉ

La gare de woro-woro du grand carrefour de Koumassi a laissé place à un chantier de construction. Il y a de cela un mois, le maire de Koumassi, ancien ministre et ponte du pouvoir en place, a profité d’une bagarre entre « syndicats » (gangsters qui gèrent ce genre d’espaces) pour mettre la main sur cet espace.

Dans les journaux et autres médias, tous ont salué l’action du maire qui aurait déguerpi un haut lieu de banditisme. C’est prêter de bien nobles intentions à ce monsieur. Cette gare routière en bordure du VGE, un des plus grands boulevards et des plus fréquentés de la capitale, occupait une place trop intéressante !

En homme d’affaires avisé, le maire cherchait en réalité une occasion pour s’en emparer. La célérité avec laquelle les travaux ont été entamés montre bien qu’il avait déjà un projet de prévu.

Rappelons qu’en 2011-2012 à Abobo, la mairie avait agit de la même façon. La gare routière qui se trouvait en plein centre-ville, sous prétexte de lutter contre l’insalubrité et le banditisme, a été déguerpie. Une fois que le maire d’alors a mis la main sur l’emplacement de la gare routière, il a laissé les « syndicats » créer de nouvelles gares sur la seule voie express de la commune. Ainsi, ils ont continué leur activité de rackets sur les transporteurs, tout en occasionnant des bouchons aux heures de pointe.

Aujourd’hui aussi à Koumassi, l’intention du maire n’est pas de mettre fin aux rackets des « gnambro ». Ces derniers ont déjà trouvé d’autres endroits, peut-être en accord avec les autorités municipales et étatiques, pour continuer leurs activités lucratives. En quelque sorte, le maire en plus gros rapace, a simplement dépossédé de plus petits d’un endroit prisé.

Durant le mois de juin on a assisté à une vague de déguerpissement des petits vendeurs dans la commune de Yopougon, d’Abobo et Koumassi. Pour cela, les autorités ont déployé les forces de répression, des bulldozers, des camions… mettant ainsi de nombreuses plusieurs familles dans une précarité encore plus grave.

C’est dans la même lancée que le 28 juin dernier, la ministre de la Salubrité a invité les maires de Côte d’Ivoire à planifier le déguerpissement des installations soi-disant anarchiques dans leur localité. D’après elle, cette opération a pour but de rendre les villes propres.

Ce ne sont pas les pauvres qu’il faut chasser mais ceux qui sont responsables de cette pauvreté, c’est-à-dire les capitalistes et leurs serviteurs qui sont au pouvoir.


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