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RECRUDESCENCE DES ACCIDENTS DE LA ROUTE : QUAND L’ÉTAT JOUE AU MÉDECIN APRÈS LA MORT

LEUR SOCIÉTÉ

Un accident de la circulation qui a fait 16 morts à Aniassué, une localité de l’est du pays, a donné l’occasion au ministre des Transports de dresser le bilan macabre des accidents en Côte d’Ivoire. Il en ressort qu’il y a plus de 1000 morts par accident de la route tous les ans sans compter tous les blessés graves, les estropiés à vie, etc. Et comme solution à cela, il a annoncé la réactivation de la commission de retrait des permis de conduire. Il aurait fait retirer déjà 300 permis à leurs détenteurs et annoncé l’assainissement du milieu du transport, etc.

Ce ministre peut causer pour montrer qu’il fait quelque chose, mais dans ce pays, tout le monde sait que les permis de conduire s’achètent sans avoir à passer par l’auto-école. C’est pareil pour les visites techniques où en cas d’échec, il suffit de payer pour avoir le cachet. La corruption est partout.

Sur les routes, les forces de l’ordre sont plus occupées à racketter qu’à veiller au respect du code de la route. Les véhicules de transport en commun sont pour la plupart en mauvais état. Et nous sommes entassés chaque jour dans des véhicules à risque. Quant aux compagnies de transport, elles surexploitent les chauffeurs qui, pour tenir, se dopent avec du café noir, du vody ou d’autres substances.

De plus, beaucoup de routes sont en mauvais état, avec des nids de poule. Sur certaines il n’y a pas de signalisation.

Dans ces conditions, comment s’étonner du nombre croissant d’accidents et de victimes. Alors le ministre peut parler pour paraitre intéressant. C’est comme qui dirait : « le chien aboie, la caravane passe ».


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