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L’IMPACT DU COVID 19 COMMENCE À PESER DANS NOS QUARTIERS

LEUR SOCIÉTÉ

L’épidémie ayant débuté en décembre dans une province chinoise, ce n’était qu’une question de temps pour qu’elle se propage au reste du monde. Chaque pays guettait donc ses premiers patients. En Afrique de l’ouest, c’est au courant du mois de mars que les 1ers cas ont été officiellement déclarés. Pour la Côte d’Ivoire, le « patient zéro » s’est signalé le 11 mars. Dès lors, une batterie de mesures a été prise pour contrer la propagation du virus. En plus des mesures de distanciation sociale, du lavage régulier des mains et de l’instauration du couvre-feu, nombre de petites activités ont été interdites. Le nombre de passagers dans le transport en commun a été réduit ; les restaurants, les maquis et autres cybers ont été fermés. Il y a des entreprises dans le bâtiment et sur les zones industrielles qui en ont aussi profité pour mettre en « congé technique » leur personnel.

Toutes ces mesures pèsent surtout sur les petites gens. En temps normal, dans les quartiers populaires d’Abobo, Yopougon ou Koumassi, on vit au jour le jour de petits boulots. L’impact de l’épidémie sur les petites gens qui essaient de survivre grâce à ces petits boulots est dramatique. Même les activités qui ne sont pas directement interdites, sont à l’arrêt ou tournent au ralenti. Par exemple, les rassemblements de plus de 50 personnes sont interdits, cela revient à l’interdiction des spectacles, des cérémonies de mariage, baptêmes, anniversaires et autres. Du coup, les artistes, photographes, cameramen, couturiers et autres qui vivent grâce aux cérémonies sont aussi sur la paille. C’est ainsi que de proche en proche, tous les petits métiers sont touchés. Cela affecte de très nombreuses familles dans les quartiers populaires.

Pour le moment, Abidjan qui est l’épicentre de l’épidémie en Côte d’Ivoire, est isolée tant bien que mal du reste du pays. Les autorités hésitent à instaurer un confinement général, malgré le nombre de cas qui ne cesse de grimper chaque jour. Au Ghana voisin, les autorités ont instauré un confinement général dans quelques grandes villes. Elles y ont renoncé après 3 semaines.

Dans des pays pauvres comme les nôtres, le confinement général signifie enfermement sans ressources des millions de personnes. Un gouvernement qui prend une telle décision coure le risque de déclencher des explosions sociales contre la faim. Les dirigeants au pouvoir redoutent ces explosions car s’ils savent comment elles commencent, ils ne savent pas comment elles finissent. Alors, ils se contentent de petites mesures et de vœux pieux contre la propagation du virus à défaut de pouvoir et de vouloir prendre des mesures à la hauteur du danger à combattre.


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