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LA BARBARIE DE L’EXCISION A ENCORE DE BEAUX JOURS !

LEUR SOCIÉTÉ

À l’occasion de la « journée mondiale de luttes contre les mutilations génitales féminines », la « ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant », Ramata Ly-Bakayoko a fait un discours à faire vomir.

Contre toute évidence elle affirme avoir recensé seulement « dix cas » de filles excisées au mois de janvier pour tout le territoire ivoirien. Mais rien que ce chiffre montre à quel point l’État continue de tolérer cette barbarie d’un autre temps.

Cette ministre nous apprend qu’une enquête réalisée en 2016 indiquait que plus de 36% des femmes avaient subi une mutilation génitale dans ce pays, dont jusqu’à 75% des femmes au Nord et 62% à l’Ouest.

Ce qui ne l’a même pas empêché de remercier, « au nom du gouvernement », « les leaders communautaires et les guides religieux » eux qui, soi-disant « œuvrent avec abnégation en vue d’éliminer toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles, et en particulier les mutilations génitales féminines ». Quel cinéma ! Elle manque de courage politique pour combattre ce fléau.

Après de telles paroles, on peut deviner que cette politicienne cherche tout simplement des appuis auprès de ces notables rétrogrades pour être élue aux législatives. Son poste de ministre étant en jeu, les pauvres filles qu’on excise pèsent peu à côté du strapontin qu’elle veut garder.


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