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UN EXEMPLE DU QUOTIDIEN DES TRAVAILLEURS

LE QUOTIDIEN DES TRAVAILLEURS

Je suis ouvrier sur un chantier à Abobo sur la route d’Alépé et je réside à Marcory Anoumanbo. Pour être à l’heure au chantier je me réveille à 5h30 afin de me préparer et aller attendre le bus. Le premier bus me conduit d’Anoumanbo à la gare nord d’Adjamé. De là, j’emprunte un deuxième bus, qui me conduit à mon chantier. Une fois sur place, mon boulot exige que je reste en position debout durant toute la journée. J’ai des collègues de boulot qui résident à Yopougon. Eux ont choisi de loger chez des amis à proximité du chantier, ils dorment à plusieurs dans un logement de 3 pièces et économisent ainsi le temps et l’argent du transport journalier. Pendant toute la durée du chantier, il en sera ainsi.

Cette situation est le lot de la plupart des ouvriers dans le bâtiment. Les lieux de travail sont souvent éloignés des lieux de résidence. Les ouvriers, quand ils ne peuvent pas dormir sur place au chantier, se mettent à plusieurs pour louer des baraques dans les environs de leur lieu de travail. C’est donc chaque quinzaine qu’ils font un tour à la maison en famille.

Cela se passe de la même façon pour les ouvriers des zones industrielles. Les bas salaires ne permettent plus aux travailleurs d’effectuer les longs déplacements journaliers. Aussi, comme le transport en commun est infernal aux heures de pointe, cela fait de la fatigue en plus et du temps perdu. Les travailleurs pallient donc à ces insuffisances avec leurs moyens.


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