UATCI

GUERRE DE COMMUNIQUÉS MACABRES

MALI

Chaque jour, l’armée malienne annonce ses faits d’armes en matière de lutte contre les bandes armées qui sèment la terreur à l’intérieur du pays.

Le dernier en date, selon un communiqué du commandement militaire c’est « la neutralisation d’une douzaine de terroristes dans la forêt de Ganguel » le 14 avril dernier. Deux semaines plus tôt, il s’agissait de « 203 djihadistes » tués dans le village de Moura, au centre du Mali, mais selon l’ONG Human Rights Watch, l’armée malienne, aidée par les soldats de Wagner, y aurait exécuté sommairement 300 civils et aurait enterré les corps dans un ou plusieurs charniers.

Le gouvernement malien accuse cette ONG de propager de fausses informations pour discréditer le régime de transition du colonel Assimi Goïta. Il refuse toute enquête, y compris celle de l’ONU, sur ce qui s’est passé dans ce village.

Ce qui est surtout remarquable c’est le cynisme du gouvernement français qui accuse l’armée malienne d’avoir tué des innocents et de vouloir ensuite cacher ses crimes à l’opinion publique. C’est exactement ce qu’a fait l’armée française dans de nombreux endroits du Mali. Combien d’innocents ont été massacrés par la force Barkhane et qui ont été ensuite présentés comme des terroristes ? Il n’était alors pas question d’autoriser une enquête autre que celle de l’armée française sur ses propres crimes. De ce côté-là, l’armée française a plusieurs longueurs d’avance sur celle du colonel Goïta, sans compter les nombreux massacres d’innocents commis durant la colonisation en Afrique et ailleurs.


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