UATCI

LES TRAVAILLEURS NE DEMANDENT PAS LA CHARITÉ MAIS LE DROIT DE VIVRE DÉCEMMENT DE LEUR TRAVAIL

SÉNÉGAL

Le 10 mai dernier, le président sénégalais Macky Sall a annoncé à grand renfort de publicité que l’État versera à 500 000 ménages démunis une aide financière de 80 000 francs CFA (121 euros) pour faire face à la flambée des prix.

À supposer que les ménages sélectionnés reçoivent réellement cette somme, ce ne sera qu’une goutte d’eau dans un océan de misère. Un nombre toujours plus grand de personnes tombe dans le gouffre de la misère. Même ceux qui ont un petit emploi dans l’industrie, le commerce ou le bâtiment ne s’en sortent pas.

Quand on sait que dans ce pays, le salaire minimum est de 58 900 Francs CFA (89,66 euros) par mois, comment s’en sortir alors que le coût de la vie augmente en flèche ? Plus de 90% des travailleurs ne disposent pas de protection sociale (congé payé, congé maladie, assurance sociale…) en particulier dans le secteur informel urbain. C’est la situation de la majorité des travailleurs.

À coté de cette majorité, il y a une minorité de riches qui accumule toujours plus de richesses sur le dos des exploités. Cette classe de parasites et d’exploiteurs dont Macky Sall et son clan font partie, craint avant tout une explosion de colère de la population des quartiers pauvres.

Macky Sall, en prenant son air de bienfaiteur de l’humanité souffrante, n’a certainement pas oublié les manifestations qui se sont propagées comme une trainée de poudre dans de nombreuses grandes villes du pays en mars 2021 et les affrontements violents avec les forces de l’ordre qui se sont soldés par de nombreux morts et blessés. Depuis un an, la situation des classes populaires n’a fait que s’aggraver.


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