UATCI

MANIFESTATIONS RÉPRIMÉES

SÉNÉGAL

Quelques semaines avant le premier tour des prochaines élections législatives prévu pour le 31 juillet prochain, le Conseil constitutionnel a invalidé la liste conduite par Ousmane Sonko, chef de fil de l’opposition au Sénégal. Cela a déclenché une série de manifestations notamment à Dakar et à Ziguinchor (ville dont Ousmane Sonko est maire). Le 17 juin, les manifestants ont été brutalement réprimés par les forces de l’ordre : deux morts à Zinguinchor, un à Dakar, de nombreux blessés, plusieurs militants de l’opposition arrêtés. Ousmane Sonko a appelé à une nouvelle grande manifestation, « avec ou sans autorisation » le 29 juin prochain.

Interrogé par la presse à propos de la non validation de la liste de Sonko, le président sénégalais Macky Sall s’est contenté de déclaré que « la loi c’est la loi et elle s’applique à tous ». Il faut être sacrément hypocrite pour prétendre une chose pareille, surtout lorsqu’il s’agit d’un président qui se prépare à tripatouiller la constitution pour pouvoir effectuer un troisième mandat présidentiel !

Il a dit aussi qu’il n’a pas envie de revivre les grandes émeutes de mars 2021 qui avaient secoué le pays et qui s’étaient soldées par de nombreux morts et blessés à la suite de l’arrestation du dirigeant de l’opposition. Il veut faire croire que c’est l’opposition qui manipule la population pour qu’elle descende dans la rue. Mais c’est lui-même, par sa politique anti populaire, son incapacité à faire face à la montée du chômage et de la misère, la main mise de son clan sur les richesses du pays, sa servilité devant les puissances d’argent, qui alimente le nombre de mécontents.


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