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AUGMENTATION DES PRIX : LES SALAIRES DOIVENT AUGMENTER !

EDITORIAL

Le Premier Ministre, veste ouverte, laissant apparaitre son ventre bien tendu, a accordé une interview sur leur prétendue « lutte contre la vie chère ». Selon lui, le gouvernement déploie tous les moyens pour contenir la cherté de la vie. Son discours était d’autant plus long qu’il était surtout creux ! C’était clairement des paroles d’un dirigeant au service des intérêts capitalistes, qui ne veut surtout pas toucher au profit des riches.

Du côté des travailleurs, l’équation est simple : toute augmentation du prix de l’huile, de la farine, du sucre, du poisson, des produits maraichers, etc. revient à diminuer leur salaire. Ainsi, quand les prix du marché, du loyer, du transport par exemple, augmentent, c’est le pouvoir d’achat qui baisse. La seule façon de le compenser serait d’augmenter d’autant les salaires.

Un ministre aussi intelligent que le Premier Ministre peut le comprendre, de même que tous ces Présidents, tous ces ministres qui défilent au gouvernement depuis plus de trente ans. Et pourtant, augmenter les salaires des travailleurs, ces gens-là ne veulent surtout pas en entendre parler. Parce que les capitalistes dont ils servent les intérêts tirent leur profit de l’exploitation des travailleurs. Augmenter les salaires entrainerait une baisse de leurs profits.

En attendant, les seules choses qu’ils sont prêts à faire, ce sont quelques mesures de mendicité envers les travailleurs. Mais les travailleurs ne demandent pas la mendicité ! Ils demandent à pouvoir vivre de leur travail ! Voilà pourquoi, la colère finira tôt ou tard par exploser !

Le gouvernement le sait. C’est peut-être aussi la raison pour laquelle une négociation est ouverte entre gouvernement et dirigeants syndicaux pour signer une « nouvelle trêve sociale ». Tous ces dirigeants syndicaux, comme ces ministres, sont aussi au service des intérêts capitalistes. Ils se partagent tout juste les rôles. S’ils parviennent à trouver un accord, ils déclareront alors tout mouvement de grève comme étant illégal et espèrent ainsi décourager les travailleurs de se mettre en grève. Mais une force sociale en colère ne peut pas être arrêtée par un bout de papier que des défenseurs des intérêts capitalistes auront signé !

Dans tous les cas, les travailleurs ne peuvent compter que sur leur propre capacité d’organisation, que ce soit sous forme de comité d’usine, comité de lutte, comité de grève, comité de zone industrielle, comité de quartier, etc. pour prendre eux-mêmes en main la défense de leurs intérêts contre les capitalistes !


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