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LES TRAVAILLEURS DE CICO SYNATRESOR SE FONT RESPECTER APRÈS DEUX JOURS DE GRÈVE

Le vendredi 24 septembre, les travailleurs ont engagé une nouvelle lutte avec leur direction pour la paie de leur salaire de la quinzaine ainsi que la signature d’un contrat de 6 mois.

C’est depuis le mois de juin que les travailleurs de ce chantier ont commencé à manifester leurs mécontentements vis-à-vis de la direction. Les premières grèves étaient dues au retard de leur salaire. Après un arrêt de travail qui avait duré deux jours, les choses sont rentrées en ordre. Les travailleurs en avaient profité pour déposer une liste de revendications.

Après un mois de négociations entre les deux parties, la direction a demandé un délai de trois mois pour mettre en application les différents points de revendications. Ainsi, il a été convenu qu’à partir du 1er octobre, la direction allait appliquer le barème du bâtiment en payant les manœuvres à 4300 F par jour au lieu de 2500 F. elle devrait aussi déclarer tous les travailleurs à la CNPS, mettre fin à l’ancien contrat et proposer de nouveaux contrats aux travailleurs.

Les trois mois se sont écoulés sans qu’elle ne prenne ces disposions. Finalement, sur la pression des travailleurs elle proposa des contrats à durée déterminée de trois mois, alors que le chantier n’est pas à sa fin. C’est ce que refusèrent les travailleurs qui voulaient plutôt un contrat de 6 mois fermes. Comme il n’y a pas eu d’accord, la direction refusa de leur verser leur salaire réajusté, qui pourtant n’avait rien avoir avec la signature du contrat. Pour montrer leur colère ainsi que leur détermination, les travailleurs ont déposé un préavis de 48 heures, le mercredi 22 octobre, pour une grève illimitée en cas de non satisfaction. Le vendredi 24, les travailleurs ont commencé leur mouvement. Au début, ils se contenter de se regrouper tout simplement sur le chantier, tout en laissant la bétonnière et les tâcherons continuer à travailler. Mais jusqu’au soir, la direction faisait toujours comme si de rien n’était. Avant de regagner leur domicile, les travailleurs décidèrent que le lendemain, rien ne doit bouger sur le chantier. C’est ce qui fut fait. Comme par hasard, la direction convoqua rapidement une rencontre à son siège. Au cours de la rencontre, les travailleurs posaient comme préalable à toutes discussions, la paie des salaires. La direction recula et accepta aussitôt. Ensuite dans la négociation elle céda aussi sur le contrat de 6 mois fermes.

C’est tout regonflé que les travailleurs retournaient sur leur chantier pour décider de la levée du mot d’ordre de grève et la reprise des travaux le lundi 27 octobre.


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