On est exploité pour un plat d’attiéké !

07 mars 2026

(Témoignage d’un travailleur du bâtiment)

«Dans le secteur du bâtiment, ceux qui travaillent en sous-traitance sont de plus en plus nombreux et c’est la cas de tous les corps de métiers. C’est un moyen pour le patronat de trouver de la main-d’œuvre à bas coût, tout en s’exonérant de toute obligation : matériel de protection, accident de travail, heures supplémentaires, journées non payées en cas de manque de matériel sur le chantier, etc. Tout est à la charge de l’ouvrier qui a négocié le travail sous forme d’un contrat à la tâche auprès d’un sous-traitant, souvent un technicien en bâtiment ou un petit entrepreneur. Il revient ensuite à cet ouvrier de fournir le matériel de travail, de recruter la main-d’œuvre nécessaire pour l’exécution du contrat.

Quand des choses tournent au vinaigre sur le chantier, par exemple un travail à reprendre pour X raisons : manque de fourniture, pluie torrentielle, etc. Le patron et l’entrepreneur se déchargent sur l’ouvrier qui a traité le contrat et celui-ci se retrouve en mauvaise position, comme si c’était lui le patron, alors qu’il n’est lui-même qu’un ouvrier, subissant les mêmes contraintes que ses camarades de travail. Aucun de ces travailleurs n’y trouve son compte. Ils se font tous exploiter pour un plat d’Attiéké» !