La sécurité routière pour les pauvres, rien que des mots !

04 avril 2026

Dans la ville d’Abidjan, le nombre de gbakas est estimé entre 8.000 et 15.000. En général, ce sont de vieilles carcasses et elles sont impliquées dans de nombreux accidents. Par quel miracle ces tombeaux roulants arrivent-ils à obtenir leur «visite technique» périodique ? C’est là le «miracle ivoirien» !

Sans ces minicars, aucune entreprise ne pourrait tourner car c’est le moyen de locomotion le plus utilisé par les travailleurs pour se rendre au travail. Ils sont empruntés quotidiennement par deux millions d’abidjanais.

Il y a 3 ans, l’État avait lancé un « projet pilote » de transport urbain. Une quarantaine de nouveaux minicars baptisés « l’Abidjanais » ont été mis en circulation. Ils étaient plus spacieux que les gbakas traditionnels et cela a été bien accueilli par les usagers. Mais à leur nombre déjà très insuffisant s’est ajouté le fait que certains ont été immobilisés faute de pièces détachées pour les réparer. En réalité c’est un faux prétexte pour masquer le manque de volonté du gouvernement de s’occuper réellement de la sécurité et du confort des passagers qui ne peuvent pas se passer du transport urbain.

Ce projet-pilote est probablement tombé dans les oubliettes mais ce n’est certainement pas perdu pour tout le monde. L’achat de ces véhicules neufs a probablement été une aubaine pour certains margoulins.