Archidar : trop, c’est trop !
Nous construisons des immeubles qui vont parfois jusqu’à plus de 14 étages. Nous devons monter les charges sur notre dos à défaut de disposer d’une simple grue. L’entreprise ne fournit ni chaussures de sécurité, ni casque, malgré les risques élevés d’accidents. La sécurité des travailleurs est le dernier souci des patrons qui n’ont d’yeux que pour les profits à engranger comme tout bon capitaliste. Même de simples toilettes pour se soulager n’existent pas dans ces lieux qui sont pourtant situés en pleine ville. Les petits patrons profèrent des injures aux travailleurs et celui qui répond risque de prendre la porte.
Nous avons tenté à plusieurs reprises d’engager des discussions avec la direction, mais elle fait la sourde oreille comme savent le faire les patrons. Elle a même profité d’une petite brouille pour mettre à la porte ceux qui étaient considérés comme les meneurs de ce mouvement revendicatif.
Fatigué de cette situation, nous avons fini par déposer un préavis de grève vers fin avril. Depuis, la direction et l’Inspection du travail font leur cinéma en espérant faire baisser la tension. Nos revendications sont là et si elles ne trouvent pas de solution, la grève finira par éclater.
