Le véritable changement est entre les mains de la classe ouvrière

08 août 2026

Sans le travail des ouvriers, des petits employés et de tous ceux qui n’ont que leurs bras et leur tête pour vivre, aucune richesse ne pourrait être produite, toute l’économie serait paralysée. Et pourtant ce sont les capitalistes qui dominent et qui imposent leur mode de fonctionnement partout dans le monde. Ils le peuvent parce qu’ils ont des appareils d’État à leur disposition, c’est-à-dire l’armée, la police, la justice, l’administration et bien d’autres institutions.

En Côte d’Ivoire comme ailleurs, pour piller les richesses et exploiter les travailleurs et les petits paysans à moindre frais, les grandes sociétés capitalistes ont besoin d’hommes politiques à leur solde et d’un appareil d’État capable d’écraser toutes révoltes éventuelles. En contrepartie de leur docilité, ces valets du grand capital ont le droit de puiser dans les caisses de l’État et de bénéficier de toutes sortes de privilèges pour eux et leur clan.

Voilà les raisons qui poussent les politiciens professionnels de ce pays à se bousculer au portillon du pouvoir. Pour avoir la meilleure part du gâteau, ils sont prêts à toutes les bassesses et à toutes les combines permettant d’écarter leurs concurrents. Par simple calcul électoral, certains n’hésitent pas à propager des discours haineux et opposer les populations les unes contre les autres, quitte à semer la mort sur leur passage. Et une fois au pouvoir, ils font tout pour permettre aux capitalistes de s’enrichir davantage sur le dos de ceux qui n’ont que leur force de travail pour survivre. C’est ainsi que Bédié a, par exemple, légalisé la précarisation de la main-d’œuvre. Gbagbo et son Premier ministre Affi N’Guessan ont à leur tour ajouté d’autres mesures d’austérité frappant les catégories pauvres de la population sous prétexte que c’était pour «développer le pays». En arrivant au pouvoir, Ouattara a consolidé tous ces acquis des capitalistes et il veille au grain pour mater toute révolte des travailleurs, des chômeurs et de tous ceux qui sont au bord du gouffre.

Faute d’organisation et de luttes collectives capables de s’opposer à la voracité du patronat, les travailleurs subissent des conditions de travail de plus en plus dégradées et sont soumis à des contrats de plus en plus précaires. Le salaire de misère se réduit à presque rien face aux prix qui n’arrêtent pas de grimper. Ainsi, la grande majorité des travailleurs vit aujourd’hui dans des bidonvilles crasseux, d’où ils sont d’ailleurs régulièrement chassés au gré des intérêts des riches.

La seule chose qui peut mettre fin à ce cercle infernal, c’est la lutte collective de la classe ouvrière, c’est la prise de conscience de la force qu’elle représente si elle est organisée et déterminée à combattre les causes de sa misère, c’est-à-dire le système capitaliste et ceux qui profitent de ce système criminel. Tous ces ennemis jurés des travailleurs sont en train de danser sur un volcan mais tôt ou tard le trop plein de révolte accumulée leur explosera à la figure ! C’est la meilleure des choses qu’on pourrait leur souhaiter à l’occasion de cette 66ème  fête de l’indépendance !