Ces mouroirs pour pauvres
Le 1er août, une maman, arrivée à terme, se rend à l’hôpital général de Sikensi pour accoucher. Très rapidement, sa situation se dégrade, il faut une césarienne de toute urgence. Sauf qu’il n’y a pas de médecin sur place pour la faire. Elle est alors évacuée vers l’hôpital de Bôdô, une localité proche. Mais avant, il faut que les parents cotisent pour payer la somme de 25.000F exigée pour le transport en ambulance. À peine embarquée, elle décède sur le chemin. À la morgue de Sikensi, il est exigé des parents de la défunte la somme de 100.000 francs, en plus des 30.000 payés pour sortir le corps de l’hôpital.
Ce scandale a tellement fait parler dans les réseaux sociaux que le ministère de la santé s’est vu obligé d’envoyer des représentants verser quelques larmes de crocodile auprès de la famille de la défunte.
Combien de cas similaires se produisent dans ces soi-disant hôpitaux publics sans qu’on en parle ?
