À Yopougon comme ailleurs, la situation des travailleurs se dégrade
À Darling, une entreprise spécialisée dans la fabrication des mèches de cheveux à Yopougon, qui emploie plusieurs centaines de travailleurs, la dernière embauche date de 2015, suite à une mobilisation des travailleurs. Depuis longtemps, la majorité de la main d’œuvre est constituée de journaliers. Pendant les 15 premiers jours de travail, le salaire journalier est de 2000 Fr sous prétexte de « test » ! Ensuite le salaire est de 4700 Fr, 5200 pour le samedi et 6500 Fr pour le dimanche. Les travailleurs sont mis dehors au bon vouloir du patron, notamment quand il estime qu’il a suffisamment de stocks.
À QTI, la situation des travailleurs n’est pas plus enviable. Cette entreprise est située au PK22 dans la nouvelle zone industrielle de Yopougon. Elle est spécialisée dans le traitement des noix de cajou et emploie plusieurs centaines de travailleurs, dans des conditions de travail pénibles. Des travailleurs ont le dos cassé, le patron impose sa dictature. Ainsi, par exemple, ils ne peuvent satisfaire leurs besoins naturels que chaque 2 heures. Au moindre déplacement, ce sont des cris et des menaces.
Dream Cosmetics à Yopougon emploie autour d’un millier de travailleurs. Ici aussi, la majorité des travailleurs sont des journaliers. Un travailleur est mis dehors pour un bonbon trouvé dans sa poche, sous prétexte que la nourriture y est interdite. Tout est comme ça.
La situation des travailleurs de ces trois usines témoignent de la situation générale de la grande majorité des entreprises en Côte d’Ivoire. Il est clair que les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes, sur leur force collective pour améliorer leurs conditions de travail et d’existence.
