«Abobo, fer de lance de la salubrité » ? Plus c’est gros, plus c’est mensonger !
Le samedi 1ᵉʳ août 2026, la commune d’Abobo a lancé «le coup d’envoi officiel de la 10ᵉ édition de la Semaine Nationale de la Propreté». La maire de la commune, Kandia Camara, a fanfaronné sur la propreté de sa commune et demandé aux populations de «ne pas jeter les déchets dans les caniveaux», «d’utiliser les bacs à ordures». Sauf qu’à l’intérieur des quartiers, il n’y a le plus souvent pas de caniveaux et encore moins de bacs à ordures ! Elle dit qu’une «ville propre est synonyme de santé…d’un cadre de vie épanouissant pour nos enfants, etc.». Ah bon ? On ne le savait pas ! On comprend pourquoi ni elle, ni son devancier à la mairie d’Abobo n’ont jamais habité dans cette commune !
À Samaké, en plein centre d’Abobo, comme un peu plus loin vers PK 18, pour ne prendre que ces deux quartiers, il faut attendre jusqu’aux environs de deux heures du matin pour avoir un peu d’eau au robinet. Quant à l’électricité, la tension varie tellement qu’il arrive souvent que les ampoules se mettent en veilleuse. En ce qui concerne la voirie, la situation n’est guère meilleure.
La mairie d’Abobo n’est certes pas responsable de toutes ces défaillances car certaines incombent à l’État. Cependant, il y a des choses qui sont de sa responsabilité : le nettoyage des rues, le ramassage des ordures, le curetage des caniveaux, l’installation des bacs à ordures, etc. Mais madame la maire et ses acolytes préfèrent fanfaronner sur la santé publique et faire des poses photo pour qu’on parle d’elle. En attendant, de nombreux habitants continuent de vivre au milieu des immondices et des caniveaux qui ne sont jamais nettoyés.
