Richesses minières pour les riches, sang et poussière pour les pauvres

07 mars 2026

L’Activité minière en Côte d’Ivoire est actuellement cotée 1ère en Afrique de l’Ouest et 5ème sur le continent. Les exploiteurs trouvent là des sources supplémentaires d’enrichissement mais pas les travailleurs qui creusent ces mines et risquent leur vie au fond des trous, sans aucune protection et sans espoir d’être secourus en cas d’éboulement ou de maladies liées à la manipulation des produits toxiques.

Le cas de la RDC Congo dont le sol regorge de minerais de toutes sortes nous donne un éclairage. Dans ce pays, les pauvres sont réduits à une exploitation féroce, sous la coupe des bandes armées sanguinaires qui agissent au profit des multinationales. Même les enfants sont contraints de faire des travaux les plus ingrats, dangereux et mal payés. Les populations pauvres vivent dans un pays en guerre quasi permanente depuis des années, causant des millions de morts et de réfugiés fuyant les massacres. Ces guerres sont fomentées par les différentes puissances capitalistes mondiales pour accaparer les minerais rares, à commencer par l’impérialisme américain !

Au Nigéria, très riche en pétrole, les choses ne se passent pas mieux. La guerre du Biafra (une région du Nigéria) qui s’est déroulée entre 1967 et 1970 a causé la mort d’un à deux millions de personnes, victimes des balles et de la famine durant cette guerre fomentée par les grandes puissances désireuses de mettre la main sur sa richesse pétrolière.

Cette manne pétrolière a fait le bonheur d’une petite minorité de la bourgeoisie locale. Ce pays est devenu le premier producteur africain de pétrole brut. Il est réputé par le nombre de ses millionnaires et milliardaires en dollars mais aussi par la pauvreté d’une grande partie de sa population. Des millions de personnes vivant de l’agriculture ont été spoliées de leur terre, des surfaces entières sont polluées par le pétrole et rendues incultivables, de même que les cours d’eau sont souillés, les poissons disparus, l’eau potable est devenue une denrée rare sur ces territoires dévastés. Bien d’autres pays où l’on a découvert d’immenses réserves pétrolières sont en train de suivre l’exemple du Nigéria.

En Côte d’Ivoire, les capitalistes locaux, les négociants et autres intermédiaires entre les producteurs locaux et les trusts ainsi que les dirigeants politiques qui luttent pour le pouvoir, meurent peut-être d’envie de figurer dans le palmarès des grandes fortunes du continent africain. Même si ce sont les multinationales des grandes puissances capitalistes qui profiteront le plus du pillage de ces richesses minières, les miettes qu’elles laisseront à leurs valets locaux et à leurs petits commis suffiront pour faire le bonheur de ces derniers. Dans leur soif de pouvoir et de richesse, les politiciens bourgeois en compétition pour diriger la Côte d’Ivoire ne reculent devant rien pour parvenir à leurs fins, ils l’ont déjà montré. Ce sont eux qui, il y a quelques années, avaient attisé la xénophobie, le tribalisme et le nationalisme pour accéder à la mangeoire. Ils avaient armé des milices, faisant des milliers de morts.

Alors, autant dire que cette fièvre de l’or et autres minerais rares qui agite le pouvoir et le petit monde de riches qui gravite autour et surtout les grandes firmes qui voient déjà les profits immenses qu’elles peuvent en tirer, n’augure rien de bon pour les travailleurs et les pauvres.