SEG : seul le rapport de forces compte !

11 octobre 2026

Comme tous les chantiers du bâtiment, les travailleurs de SEG sont considérés comme de la main-d’œuvre bon marché et corvéable à merci. Les conditions de travail sont telles que les accidents, y compris mortels, sont courants. Peu importe aux propriétaires de cette entreprise que des travailleurs meurent, ça ne leur coûte pas grand-chose et surtout ils n’ont rien à craindre de la justice. Quand le chantier tire vers sa fin, les ouvriers sont jetés à la porte, c’est le cas actuellement.

Plusieurs fois, les travailleurs se sont mobilisés et ont fait des arrêts de travail et même des grèves, mais ces luttes n’ont pas donné les résultats escomptés. À chaque fois le patron a réussi à s’en sortir en cédant quelques misérables miettes ici et là, y compris en délivrant des contrats de travail ou des CDI bidons qui ne valent pas plus que le poids du papier sur lesquels ils ont été imprimés. Cela permet tout au plus à la direction de diviser les travailleurs en autant de catégories et niveaux pour les affaiblir lors des prochaines luttes qu’ils auraient à mener. D’ailleurs, l’entreprise a déjà commencé à licencier les travailleurs considérés comme les plus remuants de son chantier de la Riviera Bonoumin à Cocody.

Sauf que les travailleurs au nombre d’un millier répartis sur 4 ou 5 chantiers sont capables de faire ravaler au patron tout son mépris, s’ils trouvent la force et la solidarité nécessaire pour lui faire cracher tous les arriérés de salaires qu’il leur doit.