Ça grouille dans le marigot !

13 février 2023

CÔTE D’IVOIRE

À l’approche des élections, municipales et régionales cette année, sénatoriales en 2024 et présidentielles en 2025, ça grouille dans les états-majors politiques. Le principal souci de tous ces gens, c’est de trouver la bonne chaussure à leurs pieds, ne pas être en reste lors de la distribution générale des places pour la mangeoire.

Tels des rats, certains passent d’une soupière à une autre et font des va-et-vient. Depuis ces trente dernières années, il y en a qui sont sortis du rang pour « balayer » ; d’autres ont « mangé maïs ». Tous ces dirigeants politiques de la bourgeoisie se comportent comme des chiens depuis des années. Ils ont propagé la haine ethnique et la xénophobie, armé des supplétifs qui ont commis de nombreux massacres de civils. C’est ainsi que, finalement, l’une des équipes a été installée au pouvoir par l’armée française. L’impérialisme français ayant entre-temps changé de cheval, préférant cette fois-ci le plus docile.

Parmi ces dirigeants, il y en a qui ont passé un temps en prison ; d’autres sont encore en fuite, ne sachant encore où poser leurs bagages. Entretemps, beaucoup de civils sont morts, souvent pour rien. Certains, pour les avoir suivi, sans comprendre qu’il s’agissait tout juste de « mangement » pour leurs commanditaires. Ils ont cru aux propos démagogiques, voire criminels, quand ceux-là leur parlaient de « défense de la patrie », « défense de la nation », « Burkinabé dehors !», « Ado solution », « Articles 125 », etc. Ils ignoraient que tout cela n’était que farce pour les duper !

Les voilà aujourd’hui, ces mêmes hommes politiques et leurs semblables, à la veille de nouvelles élections. On assiste à des compositions et recompositions. : Albert Mabri Toikeusse, a fini avec les « balayeurs ». Affi N’Guessan ne sait plus où se mettre : ravaler sa salive pour se mettre avec Ouattara le temps, peut-être, de rebondir plus tard dans les bras d’un Gbagbo ou d’un Bédié ? En attendant, Gbagbo s’est mis avec Bédié, lui, l’ancien allié de Ouattara. Quant à Blé Goudé, il est de retour et cherche aussi une place. Ouattara lui fera peut-être un cadeau en le graciant de sa condamnation par le tribunal d’Abidjan. On est dans une république bananière ou on ne l’est pas ! Blé Goudé choisira-t-il pour autant le camp Ouattara ? Comme pour Simone Gbagbo, ça se saura bientôt.

Tout ce beau monde de politiciens professionnels, chacun avec son baratin, fait partie du même camp des exploiteurs. Voilà pourquoi ils passent d’un parti à un autre. Leur positionnement n’est qu’une question d’opportunité.

Ce que les travailleurs doivent retenir, c’est que dans ce monde, il y a deux camps aux intérêts diamétralement opposés, celui des riches, des exploiteurs, d’un côté et le camp des travailleurs, des exploités, de l’autre. Aux travailleurs de trouver le chemin de leur union nécessaire dans leur combat pour leur émancipation et de se méfier comme de la peste de tous ces bonimenteurs.