Des galonnés qui se distinguent surtout par leurs actes de barbarie

06 mars 2014

Mali

Après la découverte, début décembre 2013, d’un charnier contenant 21 cadavres, non loin du camp militaire de Kati, à 15 kilomètres de Bamako, deux autres fosses communes, contenant cinq corps viennent d’être découvertes, toujours dans le parage du camp militaire.

D’après les dires des enquêteurs officiels, tous ces cadavres sont ceux des militaires restés fidèles à l’ex-président ATT. Ils auraient été abattus froidement par les partisans du capitaine putschiste Sanogo.

Peu de temps après la découverte du premier charnier, l’ex-capitane Sanogo (devenu « général quatre étoiles » par la grâce de Dioncounda Traoré) et quelques-uns de ses partisans ont été arrêtés. Une grande partie d’entre eux ont été relâchés par la suite, sans aucune forme de procès. Quant à Sanogo, il se trouve depuis plus de deux mois non pas en prison mais tout simplement « en isolement » à l’Ecole nationale de gendarmerie. Il bénéficie d’un maximum de confort et ne se plaint d’aucun mauvais traitement, bien au contraire.

Tout dernièrement le général Yamoussa Camara, ancien ministre de la Défense et actuel chef d’état-major particulier du président IBK, a aussi été inculpé et « mis sous mandat de dépôt » parce qu’il serait, lui aussi, impliqué dans les assassinats. D’autres officiers sont également poursuivis.

Il n’est pas impossible que toutes ces arrestations au sein de l’armée soient le fruit d’un règlement de compte entre clans rivaux. Mais ce qui est certain, c’est que les uns comme les autres ne reculent devant aucun meurtre pour parvenir aux commandes ou s’y accrocher. D’autant plus que le nombre de places au sommet de l’appareil d’Etat est limité.