Richesse pour les patrons, faim et misère pour les travailleurs

09 mai 2026

(Témoignage d’un ouvrier du bâtiment)

« C’est avec plaisir que, nous les travailleurs, avons accueilli la nouvelle d’aller travailler au centre du pays, en quittant Abidjan, pensant que cela nous permettrait de changer un peu d’air et aussi améliorer nos conditions de vie. Mais dans cette société capitaliste, ce sont les patrons qui se font du profit sur notre chair et notre sang ! Très tôt, ce plaisir va se transformer en détresse. Cela fait plus de deux mois que nous sommes sur le site, mais toujours pas de matériel de travail (ciment, fer à béton, etc.) et donc pas de salaire. Les travaux ont été confiés à un tâcheron, ce qui permet au patron de se couvrir derrière lui. Or, nous devons manger, payer nos logements à Abidjan, nous occuper de nos petites familles (nourriture, santé, habillement…) tout un tas de problèmes dont il faut s’acquitter, même si nous ne travaillons pas.

En attendant, pour survivre, nous rendons service aux gens locaux afin d’attirer de la pitié de leur part et ne pas crever de faim.

Nous sommes dans un monde capitaliste où le travailleur est comme un prisonnier criminel qui doit toujours subir les coups du patronat !

Il est grand temps d’y mettre fin, en nous organisant et mener des luttes pour améliorer nos conditions de vie ».