SEG : seule la lutte des travailleurs peut faire reculer le patronat !
La Société d’Entreprise Générale (SEG) exerce dans le BTP, elle a plusieurs chantiers à travers le pays, à Kong, Odienné, Bonoua, etc. Cette entreprise existe depuis plus d’une quinzaine d’années. Certains travailleurs en activité approchent cette ancienneté mais sont toujours considérés comme des journaliers corvéables à merci. Ainsi, par exemple, les équipes de nuit effectuent douze heures pour un salaire journalier de 6700 F pour les ouvriers et 4500 F pour les manœuvres. Certaines ouvrières subissent des harcèlements sexuels de petits chefs. Les injures envers les travailleurs sont monnaie courante.
Aussitôt que le patron a appris que les travailleurs étaient en train de s’organiser et demandaient l’aide d’un syndicat, il a commencé à faire signer de faux contrats comme ces gens-là savent le faire, avec la collaboration des Inspecteurs de travail aux ordres. Les travailleurs ont déposé un préavis de grève.
Comme dans toutes les luttes de travailleurs, c‘est le rapport de force qui déterminera le recul que fera cet exploiteur. D’un côté, il y a un patronat qui se veut tout puissant et qui n’hésite pas à renvoyer toutes les têtes qui ne lui plaisent pas ; de l’autre, des travailleurs qui subissent de plein fouet l‘exploitation capitaliste. Tous ces travailleurs, au-delà des corporations et des entreprises qui les exploitent, finiront par s’unir pour créer un rapport de force à la mesure des attaques qu’ils subissent et qui dégradent gravement leur vie et celle de leurs familles.
