Les commerçantes de Siporex manifestent pour un recasement immédiat.
Le 1er juin dernier, plusieurs dizaines de commerçantes fraichement déguerpies de Siporex et alentours ont manifesté pour exiger des autorités un nouvel endroit pour exercer leur petit commerce. Les policiers municipaux se souviennent certainement de la colère et de la résistance de ces femmes lors des déguerpissements. Munis de pancartes et aux cris de «on veut marché !», elles ont marché de Siporex jusqu’au quartier Bel air, où se trouve la mairie de Yopougon, mais rien de concret n’est sorti à l’issue de cette manifestation.
Les riches et le gouvernement à leur service prétendent lutter contre ce qu’ils appellent le «désordre urbain». Au nom de cela, ils s’en prennent aux marchands ambulants, aux étals des petits commerçants, aux charrettes et même aux mendiants. Ces gens feignent d’ignorer la misère et le chômage qui touchent l’écrasante majorité de la population, à la base de cette situation.
Les autorités arrachent ainsi le pain de la bouche des petites gens. Leur objectif est de pousser les pauvres hors de la vue des riches et du même coup, récupérer les espaces dégagés et les mettre à la disposition des riches.
