Les tracas des coupures intempestives d’eau

13 juin 2026

Certains quartiers de la commune d’Abobo et d’Anyama sont soumis à des coupures d’eau depuis plusieurs semaines. À Abobo Samaké, les robinets de la SODECI ne sont ouverts que tard dans la nuit. Il faut donc veiller pour pouvoir remplir des récipients afin de satisfaire les besoins en eau pour la journée du lendemain.

Dans des quartiers d’Anyama au nord d’Abidjan, la situation est encore plus grave. Là, les robinets sont restés à sec pendant plusieurs semaines. Pour faire face à cette pénurie d’eau, les habitants recourent à des vendeurs privés qui leur vendent 20 litres d’eau de qualité douteuse à 200 F. À défaut, il faut parcourir de longues distances pour aller puiser de l’eau dans des puits, et dans ce genre de situation ce sont les femmes et les enfants qui sont de corvées. En plus de dépenses imprévues pour les familles, ce sont là des difficultés supplémentaires qui pourrissent la vie des populations pauvres.

Chaque année, de décembre à mai, c’est la même galère, aux coupures d’eau s’ajoutent celles de l’électricité. Chaque année, ce sont les mêmes justifications : la vétusté du matériel et l’extension rapide de la ville. La vérité, c’est que les autorités ne se préoccupent guère de l’amélioration des conditions de vie des plus pauvres, à moins que ces derniers décident de leur forcer la main.