FACE À L’EXPLOITATION ET AUX INJUSTICES SOCIALES, UNE SEULE SOLUTION : LA RÉVOLUTION SOCIALE
(Témoignage)
Nombreux sont les travailleurs qui, épuisés par les conditions infernales de travail et par les salaires de misère, pensent y échapper en cherchant des solutions individuelles. Voici le récit d’un travailleur qui a essayé de s’en sortir par ses propres moyens. Voici un Témoignage
« J’étais ouvrier dans une entreprise dans la zone industrielle de Yopougon. Après plus de vingt ans de service, j’étais fatigué. Je n’arrivais plus à tenir face à la pression et à l’augmentation continue du travail exigé par la direction.
Comme j’étais un peu trop remuant à son goût, le patron a accepté un départ négocié. Avec mon petit pécule, je pensais que j’allais enfin réaliser mon rêve. Je me trompais lourdement.
J’ai acheté une voiture pour faire le taxi à mon propre compte mais je ne pouvais acheter qu’un véhicule d’occasion ayant déjà plusieurs dizaines de milliers de kilomètres au compteur.
Avant de faire le taxi, il y a beaucoup de dépenses à faire : des droits au district et à la mairie de la commune où on veut exercer, au syndicat de transporteurs qui gère la ligne, une assurance, des réparations préalables à faire pour la visite technique, etc.
Une fois dans la circulation, il faut faire face aux nombreux barrages dressés par les forces de l’ordre qui rackettent les conducteurs. On roule avec l’angoisse permanente de l’accident ou d’une panne qui provoquerait inévitablement des dépenses supplémentaires.
Je croyais pouvoir fuir la pression en travaillant pour moi-même, mais ce n’était qu’une illusion. En réalité, il y a autant de pression, sinon plus, dans le métier de chauffeur de taxi. De plus il n’y a aucune limitation du temps de travail puisqu’on est à son propre compte. Tu sors très tôt, et tu rentres très tard. Tout ceci pour avoir un revenu à peu près identique à ce que je recevais à l’usine. Aujourd’hui, j’ai la ferme conviction que pour les travailleurs et pour les classes pauvres, la seule issue, c’est de combattre cette société capitaliste qui nous écrase ».
