« MA VIE DE TRAVAILLEUR À SANIA : ENTRE COURAGE, SACRIFICE ET ESPOIR »

11 juillet 2026

« J’ai travaillé durant deux ans comme ouvrier à Sania, une entreprise située dans la zone industrielle de Vridi. Cette usine appartient à la famille de Jean-Louis Billon, qui se vante d’être le premier employeur en Côte d’Ivoire. Sania fabrique différents produits dont l’huile alimentaire Dinor, de la margarine Saint-Avé, de la mayonnaise et commercialise même du riz.

Au début, j’étais fier d’avoir trouvé un emploi, mais avec le temps, j’ai été confronté à des conditions de travail qui, selon mon expérience, étaient très difficiles. Je faisais souvent des heures supplémentaires sans que mon salaire ne me permette de vivre dignement. Il m’était difficile de payer le loyer, de nourrir ma famille et de répondre aux besoins de mes enfants. Comme beaucoup d’autres ouvriers, je n’avais pas de contrat de travail stable. Malgré notre engagement et notre courage, nos efforts n’étaient pas suffisamment récompensés et je vivais dans l’incertitude, sans savoir de quoi le lendemain serait fait.

Aujourd’hui, je souhaite que les travailleurs bénéficient de meilleures conditions de travail, d’une rémunération plus juste et de contrats stables afin de vivre dans la dignité et d’assurer un meilleur avenir à leurs familles ».

Ce sont tous les travailleurs qui souhaitent cela. Sauf que les capitalistes ne l’entendent pas ainsi. Eux, ce qu’ils veulent c’est d’exploiter toujours plus les travailleurs pour augmenter toujours plus leurs profits. Ce sont là des intérêts fondamentalement opposés.

Voilà pourquoi, dans cette société capitaliste, les travailleurs ne peuvent obtenir que ce qu’ils sont capables d’arracher par leurs luttes collectives. Leurs seules armes c’est leur nombre et la grève. Sans eux, aucune richesse ne pourrait être produite et la société ne fonctionnerait pas. Si les travailleurs prennent conscience de leur force collective et du rôle qui est le leur dans le fonctionnement de l’économie toute entière, ils peuvent améliorer leurs conditions d’existence et même changer le monde de fond en comble.