LA MEILLEURE MANIÈRE DE NOUS DÉFENDRE, C’EST D’ATTAQUER !
De plus en plus de travailleurs expriment leur indignation contre la brutalité et le mépris des autorités lors des déguerpissements. Certains se disent : « on n’a pas le choix mais que faire d’autre ? ».
En effet, ces déguerpissements sont une véritable guerre contre les pauvres et il y a de quoi être indigné et révolté quand on voit la violence des forces de l’ordre qui accompagnent les bulldozers écrasant tout sur leur passage. Des familles entières se retrouvent d’un seul coup sans toit et dépouillées de tout, des vies sont brisées ! De plus, c’est en pleine saison de pluie que ces opérations sont délibérément menées. Les autorités et les riches qui convoitent ces terrains « libérés » montrent ici tout leur mépris et leur haine envers les pauvres.
Devant la colère que suscitent ces déguerpissements, le gouvernement s’est défendu en disant que son objectif est de sauver des vies et de prévenir des inondations. Si ces gens étaient si soucieux du sort des populations pauvres, on l’aurait su depuis longtemps ! Pourquoi n’ont-ils pas anticipé en relogeant les gens dans des endroits sécurisés et en les indemnisant avant de procéder à la démolition de leurs quartiers ?
Tels des médecins après la mort, les voilà ensuite tous ces politiciens de la bourgeoisie, les Ppa-ci, Pdci, Rhdp et consorts, ainsi que les maires, qui viennent parader dans les quartiers démolis en distribuant des sacs de riz et versant des larmes de crocodiles. Quelle hypocrisie !
Les riches nous mènent une guerre féroce sur les chaînes de production, sur les chantiers, dans les entrepôts et dans d’autres lieux d’exploitation. Nos maigres salaires sont réduits à néant par le coût de la vie qui n’arrête pas de grimper. Même le travail précaire devient de plus en plus précaire et généralisé. Et maintenant, nous sommes attaqués jusque dans nos domiciles et dans nos quartiers misérables, nous sommes jetés dehors comme des animaux !
Cela ne peut pas durer, nous devrions réagir énergiquement sinon notre situation ne fera qu’empirer. Nous n’avons d’autres choix que d’organiser nos luttes collectivement pour mieux défendre nos intérêts et notre droit de vivre dignement.
